Les Juifs de Carouge au XVIIIe siècle

Visite dans le centre historique de Carouge

Durée: 1h00-1h15

Tarifs de groupe: de 1 à 10 personnes: 120 CHF (100 €)

                               de 11 à 20 personnes: 160 CHF (130 €) 

                               de 21 à 30 personnes: 200 CHF (165 €)

Départ: Place du Temple 

Parcours: Place du Temple, Rue Saint-Joseph, Place du Marché, Rue Vautier, Avenue Mermillod, Clos de la Fonderie, Rue de la Fontenette.

Organisation des visites:

- A la demande: Avec un préavis minimum de 8 jours et sous réserve de disponibilité à la date choisie. Les tarifs sont ceux indiqués ci-dessus.

- Sur annonce: Celles-ci sont programmées et annoncées à l'avance. Le tarif d'inscription (hors tarifs groupes) est alors de 15 CHF (13 €) par personne.

Bref descriptif de la visite

Carouge la tolérante prend naissance

En 1754, à la faveur du Traité de Turin, le territoire de Carouge, situé sur la rive gauche de l'Arve, est cédé au Royaume de Sardaigne par la République de Genève. En quelques décennies à peine, une cité ouverte et tolérante prend forme, accueillant sans aucune restriction les protestants, les Francs-maçons et les Juifs. Ils peuvent tous posséder leur Temple aux côtés de l'Eglise catholique romaine. 

Naissance d'une Communauté juive

En 1788, le Comte de Veyrier, Pierre-Claude de la Fléchère, cède gratuitement une partie de sa maison seigneuriale de Carouge pour que les Juifs de la cité puissent y établir une Synagogue et une école. C'est le début institutionnel d'une communauté qui n'est alors composée que de quelques dizaines de familles presque toutes originaires d'Alsace.

Entre quartiers chics et quartiers populaires

Les Juifs de Carouge jouiront d'une liberté totale d'établissement dans les différents quartiers de la ville durant la période sarde, puis ensuite française. Si certains s'établiront dans les parties riches du centre-ville, du côté de la rue Saint-Victor, d'autres préféreront bien sûr les quartiers populaires du côté de la rue d'Arve

1816 - Une annexion au goût amer

En octobre 1816, suite aux défaites de Napoléon, Carouge est annexée à la République de Genève et à la Confédération Helvétique. Les Juifs espèrent alors pouvoir reconquérir une cité genevoise de laquelle ils avaient étés bannis en 1490. L'espoir d'un retour ne sera que de courte durée car la nouvelle Constitution genevoise de novembre 1816 rejette à nouveau les Juifs de l'accession à la citoyenneté. Celle-ci ne leur sera finalement ccordée que 41 ans plus tard, en 1857.